Point de vue

Rationaliser le paysage applicatif : par où commencer ?

La complexité actuelle du paysage applicatif est le fruit de facteurs historiques et d’une explosion de la demande de nouveaux services de la part des directions métier, toujours plus centrées sur le time to market.

Le résultat est souvent un paysage applicatif complexe :

  • Des applications dont la couverture fonctionnelle se chevauche
  • Du code modifié de nombreuses fois et ayant perdu de son évolutivité
  • Des systèmes intégrés point par point qui rendent difficile toute modification
  • Des fonctions critiques fortement liées à des contrats de licence complexes
  • Un héritage et une obsolescence de certaines technologies qui sont générateurs de risque

De façon assez ironique, les applications initialement conçues pour répondre rapidement à de nouveaux besoins métier finissent par freiner l’agilité générale du SI tant elles sont nombreuses, entremêlées et difficiles à faire évoluer.

Le challenge des DSI

La rationalisation applicative est donc une des priorités pour les DSI. Elle génère des bénéfices directs, indirects et induits qui permettent de financer l’innovation et de mieux soutenir les besoins métier.

Si la priorité est là, le challenge reste entier. Comment aborder la rationalisation applicative ? Comment mesurer les efforts à fournir et le résultat espéré ? Quelle qu’en soit l’importance réelle ou perçue, il est difficile de lancer un quelconque effort de rationalisation sans en avoir identifié le ROI et sans savoir de façon assez précise par où commencer. L’engagement dans un plan de grande ampleur nécessite une phase d’étude longue et coûteuse et bien souvent les bénéfices tardent à apparaitre.

Une approche combinée

Il est possible de combiner une analyse du paysage applicatif à deux niveaux de détail pour répondre à ce challenge.

Nous avons développé une démarche qui permet dans un premier temps d’identifier les zones à fort potentiel d’optimisation pour ensuite s’y concentrer et développer des plans de rationalisation ciblés. Cette démarche s’appuie sur des métriques d’optimisation, des cadres d’analyse et des formats de restitution qui permettent de donner une vue générale et détaillée du paysage applicatif et des opportunités de rationalisation.

Le résultat est une cartographie du paysage et des zones à fort potentiel, une liste de recommandations ciblées pour chaque zone étudiée dans le détail et une trajectoire de rationalisation immédiatement exécutable.

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